Don et grandes cultures : l’exemple de la ferme Lammert

 

“Faire un don est porteur de sens, cela met en évidence le lien entre agriculture et alimentation” selon Marie et Benjamin Lammert, producteurs de blé, maïs et soja en Alsace. La générosité fait partie de leur ADN et ils ont choisi l’abandon de recettes pour exprimer leur solidarité.

Quelles raisons vous ont poussé à faire un don à SOLAAL ?

Jusqu’à maintenant, le don pour nous, c’était dans la rue, de la main à la main, au supermarché, à l’occasion des collectes alimentaires, ou chez Emmaüs mais plutôt dans un objectif de recyclage, ou encore à travers des opérations solidaires ponctuelles portées par l’école des enfants ou le conservatoire de musique. Depuis plusieurs années, on avait envie de mettre en place quelque chose de plus conséquent, plus structuré, plus régulier. Et il faut l’avouer, sans y consacrer trop de temps, pour le moment en tous cas.

Benjamin Lammert

Parallèlement, sur le plan professionnel, nous sommes absolument convaincus de l’impérieuse nécessité de s’investir pour sauver l’image des agriculteurs et de leurs pratiques. Et chaque agricultrice, chaque agriculteur, porte cette responsabilité. Aucune démarche institutionnelle, aussi qualitative soit-elle, ne pourra remplacer une discussion en face en face entre celui qui vit l’agriculture tous les jours et celui qui s’en fait une idée par médias interposés. Les actes ont aussi de l’importance, et le don, notamment alimentaire, en est un. Nous nous sentons évidemment concernés par la question de la faim, ici et ailleurs. Faire un don est porteur de sens, cela met en évidence le lien entre agriculture et alimentation.

La solidarité fait partie des valeurs du monde paysan et c’est donc naturellement que nous avons choisi d’associer un souhait personnel de partage avec les gens qui sont dans le besoin et une volonté de montrer l’agriculture dans ce qu’elle a de meilleur. SOLAAL permet de faire les deux très simplement.

On a démarré cette année, avec une récolte 2018 plutôt bonne, grâce au soleil, à la chaleur et surtout à l’irrigation. Mais les années se suivent et ne se ressemblent pas, nous piloterons nos dons en fonction des résultats de la ferme.

Comment donner quand on produit des grandes cultures ?

Au départ, on a parcouru le site web de SOLAAL pour comprendre le système. Tout est bien expliqué. Dans notre cas, avec une production de céréales, c’est l’abandon de recettes qui pouvait être mis en place, nos produits n’étant pas directement « consommables ». Nous voulions que la coopérative se charge de verser cette part de recettes à SOLAAL. C’est ce qui était indiqué dans le site, et dans notre esprit, cela mettait bien en avant le lien entre le produit agricole et le don. Pour des raisons de gestion administrative de comptes bancaires, la coopérative a préféré ne pas être intermédiaire.

Nous avons donc finalement tout simplement fait un virement de la ferme vers SOLAAL qui nous établira un reçu fiscal. Nous avions déjà une expérience de mécénat qui s’est bien déroulée. La démarche est prévue par le plan comptable. Et sur le plan fiscal, il faut juste ne pas oublier de demander la réduction au moment de la déclaration pour l’impôt sur le revenu. Bref, c’est vraiment très simple, il n’y a qu’à demander un RIB à SOLAAL et prévenir le comptable.

Quel message souhaitez-vous transmettre aux agriculteurs ?

Donnez les années où vous le pouvez !

Marie et Benjamin Lammert, producteurs de blé, maïs et soja en Alsace.
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