Interview de Yann AUGER, directeur général de ANDES

 

« Vous participez ainsi à une double mission : lutter contre le gaspillage alimentaire et œuvrer à l’insertion durable des personnes. » selon Yann AUGER, directeur général d’ANDES

Quelles sont les activités du groupe SOS, qui vient de reprendre ANDES ? 

Avec 550 établissements et services, 18000 salariés et un chiffre d’affaires de 950 millions d’euros, le GROUPE SOS est un acteur incontournable de l’entrepreneuriat social.

Yann AUGER, directeur général d’ANDES

Il est présent dans huit secteurs d’activité : Jeunesse, Emploi, Solidarités, Santé, Seniors, Culture, Action internationale, Transition écologique. Le dénominateur commun de l’ensemble de ces activités est la recherche de l’impact social et de l’intérêt général, dans le cadre d’un modèle fondé sur un statut associatif à but non lucratif. 

En intégrant le GROUPE SOS au sein du secteur Transition écologique, ANDES s’est donnée les moyens de développer des synergies importantes : mutualisation des moyens avec l’ensemble du groupe, échanges réguliers avec les structures du groupe intervenant sur des problématiques proches ou connexes (accompagnement social, insertion par l’activité économique)… 

Quels sont vos projets pour ANDES ? 

Notre premier objectif était bien sûr de pérenniser les activités d’ANDES, pour lui permettre de surmonter les difficultés rencontrées en 2018. Dans un 1er temps, nous souhaitions donc consolider les deux principales activités d’ANDES : l’animation du réseau national des épiceries solidaires d’une part, l’insertion par l’activité économique et la lutte contre le gaspillage alimentaire au travers de nos quatre chantiers d’insertion d’autre part. Aujourd’hui, l’intégration au GROUPE SOS et le soutien de nos partenaires permettent d’envisager l’avenir sereinement.  

Nous allons ensuite rapidement œuvrer au développement des activités d’ANDES : accompagnement à la création de nouvelles épiceries, développement du réseau, diversification et changement d’échelle de nos chantiers d’insertion… Le potentiel est très enthousiasmant.   

Le concept des épiceries solidaires mérite d’être connu et généralisé : accès limité dans le temps, libre choix et participation des bénéficiaires à leurs achats comme dans un commerce classique (mais à un prix entre 10% et 30% de la valeur marchande des produits), accompagnement social… Ce modèle hybride, responsabilisant, non stigmatisant, constitue un tremplin pour une insertion durable. 

Quel message souhaitez-vous livrer aux agriculteurs-donateurs de SOLAAL ?  

Nous souhaitons avant tout faire connaître les spécificités de notre modèle. En faisant don de vos excédents à nos chantiers d’insertion, vous alimentez un cercle vertueux : vos produits sont reçus et redistribués par des salariés en insertion ; ils sont ensuite livrés exclusivement à des structures d’aide alimentaire (dont bien sûr les épiceries solidaires). Vous participez ainsi à une double mission : lutter contre le gaspillage alimentaire et œuvrer à l’insertion durable des personnes. A l’avenir, des dons directs aux épiceries solidaires pourraient également être envisagés, ce qui représente des volumes moins importants et plus éparpillés.